Antoine Courvoisier

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Je vous propose l’interview d’Antoine Courvoisier, un comédien à l’avenir prometteur qui a accepté très gentiment de répondre à mes questions.

  1. Peux-tu te présenter, nom, âge, profession ?

Je m’appelle Antoine Courvoisier, depuis 23 ans. Je vis à Genève, où je travaille comme comédien depuis l’été 2016, après trois ans à l’Ecole de théâtre Serge Martin.

2. Comment t’est venue l’idée d’être comédien ?

Lorsque j’avais dix ans, l’âge où je répondais aux adultes « Je serai acteur et inventeur », une amie de classe m’avait proposé de venir voir son spectacle de fin d’année, créé par Evelyne Castellino avec les Ateliers créatifs d’Acrylique. J’étais sorti tellement heureux de la représentation, fasciné et envieux, que j’ai demandé à mes parents si je pouvais m’inscrire à ces ateliers. Ils souhaitaient que je fasse du sport, j’ai réussi à les convaincre que le théâtre est un sport. Je ne croyais pas si bien dire.

Pendant les dix années qui ont suivi, je n’ai pas quitté les cours d’Evelyne Castellino, et à la fin de ma Maturité (le Bac en Suisse) je suis entré à l’école professionnelle, n’ayant pas eu de passion plus forte ou d’envie de métier plus obsédante. Aujourd’hui, ma foi, je suis acteur. Inventeur… on verra !

3-4. Ta famille est –elle dans ce milieu ? Qu’ont-ils pensé de ton choix ?

Plusieurs membres de ma famille sont musiciens, et certains sont effectivement comédiens, ou metteur en scène. Mes parents, avertis, n’avaient donc pas la crainte classique du soi-disant métier maudit. J’ai heureusement échappé à la délicate situation du saltimbanque en herbe qui doit convaincre sa famille que son métier ne sera pas anormal. Un cliché qui, il me semble, a encore moins de sens qu’avant, à l’heure où la sécurité de l’emploi a disparu dans de nombreux domaines et les reconversions professionnelles sont devenues courantes. Un métier où l’on change d’employeur régulièrement, où l’on est toujours à la recherche d’autres postes, n’est plus un métier si spécial. D’autant que, le comédien n’est de loin pas le plus menacé par la mécanisation, l’informatisation du travail…

5- Quelles sortes de spectacles joues-tu ?

Le plus de sortes variées possible ! Il me reste tant de choses à découvrir, j’espère bien que chaque spectacle aura un registre différent !

6- T’ arrive t-il de te produire en France ou dans d’autres pays que la Suisse ?

Je n’ai pour l’instant pas eu l’occasion de jouer hors de la Suisse, mais dès septembre 2018, je serai en tournée dans plusieurs villes de France. Je serais également très curieux de jouer en langue étrangère, en Suisse alémanique par exemple.

7-  on meilleur souvenir sur scène ?

Euh… tous les moments où l’on est en équipe, ensemble, sur scène… simplement.

8- Le pire ?

Je ne sais pas non plus, navré.

9- Est-ce que tu t’inspires de références pour jouer ?

Souvent, plus les références sont nombreuses et inconscientes, plus c’est intéressant. S’inspirer de ce qu’indique la ou le metteur-e en scène, et en même temps de ce qu’on a aimé chez un-e comédien-ne la veille, tout en pensant à mon acteur favori, et gardant en tête la prosodie de ma voisine… ce sont des exemples au hasard, mais approfondir le jeu en y mettant autant de couches d’humanités que possible.

Il ne s’agit pas réellement de références, car le but travail n’est pas de ressembler à qui que ce soit, ou à faire une imitation convaincante : plutôt de se rendre perméable à des dimensions de vie, les plus largement ouvertes possible.

10- Est-ce que tu as déjà joué tous les rôles (acteur, metteur en scène, dramaturge) ?

Oh que non ! Bien sûr, il y a certains projets où la mise en scène est collective, d’autres où l’écriture est flexible, donc je peux être amené à écrire un petit passage, diriger un bout de scène, certes. Mais chaque « rôle » étant une profession en soi, on ne peut s’y lancer qu’avec audace et humilité. Alors endosser tous les rôles à la foi…

11-  Quels sont tes projets pour la suite en tant que comédien au sein de la compagnie, ou en tant que comédien individuel ?

La Compagnie Mokett entreprend plusieurs projets pour l’avenir, notamment une mise en scène de « Débâcles », une pièce de Marion Aubert.

De mon côté, je participe à la création du nouveau texte de Fabrice Melquiot, « Les Séparables » dans le théâtre qu’il dirige à Genève, le Théâtre AmStramGram, à partir du 19 janvier. Ensuite, il y aura une adaptation du « Dernier Métro » de Truffaut, mis en scène par Dorian Rossel. Voilà dans l’immédiat. Enfin, je poursuivrai  la tournée de « Variations Enigmatiques » d’Eric-Emmanuel Schmitt, mis en scène par Charlotte Filou. C’est avec une autre compagnie, la Cie Cocotte, que j’ai fondée avec Bastien Blanchard.