Nikolas

Je vous propose l’interview de Nikolas, un auteur talentueux.

 

 

  1. I) L’auteur en lui-même

Je mappelle Nicolas Verrot mais mon pseudo est Nikolas

1) Peux-tu te présenter ainsi que tes œuvres ?

Je suis un autodidacte. Mon parcours a été bien chaotique et varié. J’ai suivi un parcours classique jusqu’au lycée. Ma famille est depuis longtemps établie à l’étranger et, après une formation dans les métiers forestiers, j’ai rejoint ma famille au Cambodge, ou je suis entré dans un lycée international dans lequel j’ai appris l’Anglais et ai suivi un cursus bien différent du cursus classique des lycées Français.
Après avoir obtenu un BAC International, je suis rentré à Toulouse pour les études. Un an en école artistique, puis, ayant développé un grand intérêt pour le Japon durant mes années Cambodge (Il y avait des élèves Japonais dans mon lycée), je suis rentré à l’université ou j’ai obtenu une licence en langue et civilisation Japonaise.
Je vis actuellement au Japon, marié à une Japonaise, ou je me forme dans un métier qui me permettra de travailler en France dans un avenir proche (Je l’espère !)
J’ai grandi avec l’impressionnante collection de BD de mon père, ce qui m’a permis de rêver et de développer moi-même différentes histoires inspirées de tous ces auteurs classiques connus ou moins connus (Spirou, Asterix, Tintin, Blake et Mortimer, Thorgal, La quête de l’Oiseau du Temps, etc…
C’est surement toutes ces histoires qui m’ont inspirées pour dessiner mes propres bandes dessinées depuis mon plus jeune âge. Au début, je ne faisais que mélanger les histoires et les personnages existants puis j’ai commencé à inventer mon propre univers et mes propres personnages.
Je suis à présent en train de travailler sur deux romans et une BD qui se déroule dans l’un de mes deux univers.

Mon premier roman, sur lequel je suis encore en train de travailler commence sur Mars dans un lointain futur. Il va déborder sur deux autres planètes reliées par des sortes de portes. Cinq tomes sont prévus pour ce roman de SF et d’aventure.
Le tome 1 présente une société installée sur une Mars terraformée depuis des siècles. Nous sommes dans un univers post apocalyptique : La civilisation martienne a été frappée de plein fouet il y a bien longtemps par une terrible guerre qui a précipité dans l’oubli la grande majorité des connaissances historiques, scientifiques et culturelles.
Cela fait quelques décennies que la civilisation se relève doucement de ses cendres, mais depuis quelques temps, un groupuscule terroriste menace ce fragile équilibre.
Alors que ce groupuscule renverse les deux gouvernements de Mars et installe une dictature militaire et scientifique, on personnage principal va parcourir différentes régions de Mars sur la piste d’une lettre mystérieuse et braver tous les dangers pour découvrir un secret oublié depuis bien longtemps : Mars est l’un des trois mondes. Trois mondes connectés par des liens très puissants, trois mondes qui partagent depuis la nuit des temps une histoire commune, un destin commun…

La BD qui s’intitule « Le secret du cristal bleu » reprend le même personnage principal, le même univers, dans une aventure indépendante qui se déroule quelques mois avant le début du roman.

Le deuxième roman sur lequel je travaille actuellement aborde un sujet totalement différent. Je vais parler de préhistoire, une passion qui m’est apparu lors de mes nombreuses virées et explorations dans les Pyrénées Ariègeoises. C’est au contact des grottes préhistoriques, très nombreuses en Ariège, puis au fil de mes lectures sur le sujet, que j’ai eu envie d’explorer le monde des Magdaléniens dans une série de romans qui va mélanger enquête policière, mystère et science-fiction.

 

 

2) Tu m’avais dit lors de nos premiers échanges, que tu avais passé quelques années de ta scolarité dans un lycée français du Cambodge, quelles-sont les modalités là-bas ? Comment le système fonctionne t’il ?

J’étais sous le système anglais nommé MYP (Middle Year Program) pour le lycée et IBO (International bacclaureate) pour la seconde et la terminale. Ce système vise avant tout à l’épanouissement intellectuel de l’élève, son sens critique et analytique, avec un suivi exemplaire. Par exemple, je me souviendrai toujours de ce qu’a dit un jour le prof de littérature (Cours en anglais) : « Je ne vous laisserai pas échouer ! » En gros, on forme des gens qui seront sensés se poser des question afin de ne pas devenir de vulgaires moutons^^
Il n’y a pas de notations sur 20, les contrôles et autres devoirs sont notés sur 7, chacun de ses points étant définis par des critères très strictes (Des paragraphes entiers expliquant les paramètres pour chaque point de 1 à 7) Les dissertations, qui font la majorité des notes, sont distribuées tout au long de l’année et en rapport avec les programmes étudiés (En histoire, anglais, etc…) Lors de la rédaction, je peux faire appel au professeur pour qu’il lise mes premiers jets et les corrigent, comme un béta lecture. La note finale étant donnée au devoir final.
En sciences, on faisait des expériences en suivant un processus très stricte : Emettre une hypothèse de ce que je pense qu’il va se passer pendant l’experience en expliquant pourquoi, puis prise de notes pendant l’expérience et enfin rédaction d’un rapport.
Pour le IBO, au début de la seconde, on me demande de choir 3 matières au niveau élevé parmi les suivantes : Histoire ou géographie, Art ou musique, Biologie ou Physique et ou Chimie, Anglais, Une langue vivante (Ici le Khmer ou le Français) et TOK (Theory of Knowledge), l’équivalent de notre phylo)
On doit aussi choisir 3 autre matières parmi celle cité précédemment à un niveau faible.

Puis on a un « Extended Essay », une grosse dissertation de 3000 mots à rédiger sur les deux ans en rapport avec l’une des matières étudiées. Le choix du sujet est libre. (J’ai écrit le mien sur le Titanic, évènement qui me passionne et que je maitrise bien et qui est en rapport avec l’histoire. Ma prof d’histoire m’a dit que c’est la meilleure dissert que j’ai jamais écrite !^^)

Il y a également une grosse dissertation du même genre à rédiger sur la terminale en TOK.

Les notes de ces deux dissertations rajoutent des points à la note finale si elles dépassent la note de 4, mais ne sont pas pénalisantes si la note est mauvaise ! En gros j’ai eu 5 ou 6 à mon extended essay mais une très mauvaise note en TOK, ce qui ne m’a pas apporté de bonus car c’est calculé sur la moyenne des deux notes.

En art, il fallait rendre 20 œuvres en niveau élevé et 10 œuvres au niveau faible, sur les deux ans. L’examen était une vrai expo artistique ouverte aux parents. Un examinateur venu d’une autre école partenaire dans un pays voisin viens voir mon expo et je lui explique un peu mon travail. Elle note en fonction de la pertinence des messages que je voulais faire passer au travers de mes œuvres.

Petite anecdote : Mon prof d’art n’aimait pas mon travail, mais c’était personnel. Il me notait mal tout au long des deux ans, mais l’examinatrice m’a mis 5 !^^

En littérature, nous avons vu des auteurs variés et internationaux. Le cours était en anglais, mais vu le nombre de nationalités présentes, on nous autorisait à lire l’ouvrage étudié dans notre langue natale.

Les cours de Français étaient du niveau des cours d’anglais de lycée chez nous. Ma mère a donc fait une réclamation à mon lycée. Figure toi qu’ils m’ont dégoté un prof de Français Belge qui venait d’arriver au Cambodge qui m’a fait des cours privés de Français niveau lycée en France. Bon, je suppose que le programme était plus libre.

Je peux, à n’importe quel moment des deux ans, inverser les niveaux de deux matières. C’est ce que j’ai fait avec l’art et la biologie car en art, je travaillais trop lentement et ne pouvait pas produire 20 œuvres demandées! Je m’en suis sorti avec 10 au niveau faible.

Ce qui différencie les niveaux élevés et faible des matières au nombre d’heures de cours de la matière dans la semaine, ainsi qu’à son coefficient à la fin de la terminale.

En plus de tout ça, il faut faire sur les deux ans un certain nombre d’heures de «Community and Service », des actions pour le bien de la communauté. Par exemple, j’ai participé à la création du Year Book principalement en tant que photographe, et j’ai réalisé un film sur le voyage en Malaisie auquel j’ai participé et toutes ces heures ont compté.

L’examen a lieu au même moment dans toutes les écoles partenaires. Les copies étaient protégées comme des trésors et scellées à la fin de l’examen puis expédiées en Angleterre ou elles étaient noté. Le résultat nous est parvenu par internet 1 mois plus tard (J’étais déjà rentré en France)

Mais avant les résultats, bac obtenu ou pas, nous avons participé à une cérémonie de remise des diplômes, revêtus de la toge noire avec le chapeau carré !^^

 

3) Où trouves-tu les idées pour écrire tes œuvres ?

Dans toutes mes différentes lectures, dans les films et les séries que je regarde, lors de mes randonnées au contact de la Nature…

 

  1. II) Le pour ou contre

1) Les enfants uniques ? : Ne se prononce pas, pas d’opinion

2) La cantine dans les écoles avec repas imposés (c’est-à-dire chacun mange ce que la restauration scolaire sert et non son propre lunch) J’ai toujours eu ça en France. Oui, je suis pour.

3) L’uniformisation dans les écoles ? Contre.

4) La mixité dans les écoles ? Pour

5) La télé-réalité ? Contre !!!! A bannir !!!! Le diable en personne !!

6) Les sports d’équipe ? Pas d’opinion.

7) Les sorties culturelles : Pour !

III) Divers et variés

1) Qu’est-ce que ton entourage a pensé de ton projet au début ? Est-ce qu’il t’a soutenu ou

pas ?

Mon entourage semble assez indifférent. Sauf quelques rares personnes qui sont fan de mon univers… Très peu de retours en général.

2) Si tu n’avais pas été écrivain, tu serais… Aventurier.

3) Un modèle ou une personne que tu admires et que tu aimerais rencontrer ? César Borgia.

4) Un film ou une musique qui t’a marqué ? Titanic ! Of course !

5) Un mot pour finir ?

Que dire de plus ? J’ai apprécié répondre à ce questionnaire et j’espère qu’il te sera utile !
Merci pour ton intérêt ! 🙂

Voici la page de Nikolas